Voilà c’est fait, j’ai passé ma maîtrise de Programmation Neurolinguistique (PNL). Je deviens donc un Maître, pourtant je n’ai pas l’impression de l’être. Cela a plutôt soulevé la question suivante : qu’est-ce qu’un Maître ?

Les dictionnaires en ont une définition, mais dans les faits, c’est quoi ? Si pour la société c’est une manière de valider, par un papier, un temps d’études pour acquérir des connaissances, cela fait-il réellement d’un Maître un Maître ? Quel que soit le diplôme, certains passeront un temps d’étude à ingurgiter une matière sans pour autant l’intégrer, d’autres l’intègrerons parfois avant même la fin des études. Mais tous auront le même papier, la même validation. Alors quelle est cette reconnaissance au final ?

Et pour alimenter mon questionnement même mon correcteur de traitement de texte m’invite à mettre une majuscule au mot maître comme s’il sous-entendait une supériorité. Alors oui, j’ai acquis des compétences, j’ai appris des techniques, j’ai compris des fonctionnements de l’esprit et en cela c’était une expérience qui a beaucoup amusé et nourri l’exploratrice de vie que je suis. Mais cela m’a également montré tout ce qu’il était encore possible d’apprendre, que cela soit des techniques ou des autres personnes, car les étudiants qui suivaient la même formation que moi étaient riches en expériences et inspirants sous bien des facettes.

Pendant que la société valide et met un diplôme comme un signe de respect, je me sens plus apprentie que jamais. Et c’est peut-être cela la plus belle facette du chemin de la maîtrise: apprendre qu’on sait un peu et que ce peu ne sera peut-être plus valable demain. Apprendre que tout reste à découvrir et transmettre, partager pour permettre à d’autres de grandir avec nous.

C’est particulièrement flagrant dans une formation qui vient travailler les croyances et le positionnement de soi. En effet, tout se résume à: aujourd’hui je suis validée par des pairs, mais demain j’apprends à nouveau, je serai remise en question par la vie, par les situations. Car le monde évolue en permanence, ma compréhension s’étoffe à chaque rencontre et partage qui viendront bousculer mes croyances encore et encore. Et tout cela pour quoi ? Parce que la vie est faite de changement, d’impermanence, et que l’expérience humaine est une expérience de ressenti et d’adaptation continue.

C’est là le chemin du Maître, accepter que sa maîtrise n’est que temporaire, qu’il devra apprendre et expérimenter sans cesse, mais aussi transmettre ce qu’il sait et comprend tout en acceptant d’être remis en question par un apprenti qui aura vu plus loin, compris autrement, envisagé différemment. En cela nous sommes tous maître pour quelqu’un et apprentis perpétuels devant la vie.

Alors comment ne pas verser dans le perfectionnisme ou la non reconnaissance de ce que nous sommes, de nos talents, si rien n’est jamais acquis ?

En validant ses connaissances et en se laissant l’ouverture d’esprit de les revisiter, de les approfondir. En célébrant des étapes que la société nous présentent sous forme de diplôme en accueillant qu’un niveau de connaissance a été reconnu par un tiers, mais surtout en se reconnaissant pour le chemin accomplis. Et c’est là qu’est tout le challenge de l’humilité, se reconnaître sans tomber dans l’égo, mais ne pas se renier par peur de son égo pour autant. Ne pas compter sur un papier pour nous donner un statut social, mais ne pas renier sa place pour autant sous couvert de modestie qui au final pourrait camoufler une peur d’assumer pleinement ses qualités, ses compétences.

Pendant que certain sauront le faire, d’autres peineront à se voir, à se reconnaître. C’est parfois là qu’un bilan personnel et professionnel peut redonner une vision de ce que l’on est. C’est aussi se poser la question de qu’est-ce que je sais et peut partager comme compétence, savoir-faire, savoir être. Qu’est-ce que j’aime transmettre… Mais c’est également savoir célébrer son avancée, ces étapes qui font que vous avez accomplis quelque chose qui a le droit de vous rendre fier sans faire de vous quelqu’un d’imbu de soi.

J’adorerais vous voir partager entre vous, chers lecteurs vos façons de reconnaître vos étapes, vos succès pour les intégrer en vous. Il y a tellement de façon et certaines pourrait être sources d’inspiration à d’autres, alors, soyez les maîtres et partager avec nous :

Comment vous reconnaissez-vous ?

Comment vous célébrez-vous ?

 

Au plaisir de vous lire!

 

 

Vous avez envie de partager cet article ? Avec plaisir! Mentionnez simplement l’auteur et le lien sur le site pour respecter le ©
Auteure: Christel Mesey
Site: www.souffleursdejoie.com & www.christelmesey.com